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Okupas en Espagne : loi anti-squat 2025, expulsion et démarches du propriétaire

Édité par le Réseau d'avocats Espagne Support — Mis à jour le 29 octobre 2026

Réponse courte

Un « okupa » est une personne qui s'installe sans titre dans un logement espagnol. La loi anti-squat espagnole repose sur une distinction : si le bien est votre domicile — résidence secondaire meublée et utilisée comprise —, c'est une violation de domicile (article 202 du Code pénal) et la police peut faire cesser l'occupation sans attendre un juge ; si le logement est vide et n'est le domicile de personne, c'est une usurpation (article 245.2) et la récupération passe en principe par un tribunal. Depuis le 3 avril 2025, la loi organique 1/2025 permet de juger ces deux délits en procédure pénale rapide, et la loi 5/2018 offre une voie civile express où les occupants disposent de cinq jours pour produire un titre. La « règle des 48 heures » n'existe dans aucun texte. Aucun délai d'expulsion n'est garanti : il dépend du tribunal et de la situation des occupants.

Les réponses en une phrase

Que dit la loi anti-squat en Espagne ?
Elle distingue violation de domicile (art. 202 du Code pénal, intervention policière possible sans juge) et usurpation d'un logement vide (art. 245.2, décision judiciaire en principe) ; la loi organique 1/2025 permet un jugement pénal rapide depuis le 3 avril 2025.
Que faire si des okupas occupent mon logement en Espagne ?
Appeler immédiatement la Policía Nacional (091) ou la Guardia Civil (062), faire établir un procès-verbal (atestado), déposer plainte, réunir les preuves d'usage du logement et mandater un avocat, sans rien négocier seul.
La règle des 48 heures existe-t-elle vraiment ?
Non : aucun texte espagnol ne donne de droits aux occupants après 48 heures. Ce qui compte est la qualification des faits et la rapidité du signalement.
Combien de temps pour expulser des squatteurs en Espagne ?
Aucun délai n'est garanti : il dépend de la qualification, de la voie choisie, de la charge du tribunal et d'une éventuelle vulnérabilité des occupants.
Peut-on couper l'eau ou l'électricité aux okupas ?
Non : ce geste peut être poursuivi comme délit de contrainte (coacciones) et affaiblit le dossier du propriétaire.
Prévention des occupations illégales (okupas) d'un logement en Espagne

Le schéma des étapes

ImpôtsRegistreDémarches pratiquesChaque année
  1. Heure 0Appeler la police

    091 ou 062, demande d'atestado sur place.

  2. Jour 1Plainte et preuves

    Denuncia, factures, photos, attestation du syndic.

  3. Jour 1-2Avocat local

    Choix entre voie pénale rapide et voie civile express.

  4. EnsuiteDécision et exécution

    Mesure conservatoire ou jugement, puis remise du logement.

La loi anti-squat en Espagne : les textes qui protègent le propriétaire

On parle couramment de « loi anti-okupas » ou de « loi anti-squat » en Espagne, mais il n'existe pas un texte unique : la protection du propriétaire repose sur quatre dispositions qui se complètent. Le Code pénal sanctionne l'occupation (articles 202 et 245), la loi de procédure civile organise la récupération rapide de la possession, et deux réformes, en 2018 puis en 2025, ont accéléré chacune de ces voies.

Pour un Français propriétaire d'une résidence secondaire sur la Costa Blanca, la Costa del Sol ou en Catalogne, l'enjeu pratique est simple : savoir laquelle de ces règles s'applique à son bien avant même qu'un problème survienne, parce que la réponse dépend surtout de l'usage réel du logement.

  • Article 202 du Code pénal — violation de domicile (allanamiento de morada) : protège le logement qui constitue un domicile, y compris secondaire.
  • Article 245.2 du Code pénal — usurpation : vise l'occupation sans autorisation d'un immeuble qui n'est le domicile de personne.
  • Loi 5/2018 du 11 juin — procédure civile express (article 250.1.4° de la loi de procédure civile) : cinq jours aux occupants pour justifier d'un titre.
  • Loi organique 1/2025 du 2 janvier, en vigueur depuis le 3 avril 2025 — jugement rapide (juicio rápido) de la violation de domicile et de l'usurpation.

Le mythe des 48 heures : ce que dit vraiment le droit espagnol

C'est la croyance la plus répandue chez les acheteurs français : passé 48 heures, les occupants deviendraient intouchables et il faudrait des années pour les déloger. Aucun texte espagnol ne prévoit un tel délai. Ce chiffre vient d'une confusion avec la notion de flagrant délit : plus l'intervention est demandée tôt, plus il est simple pour la police d'agir sans décision de justice, parce que les faits se constatent sur place. Après plusieurs jours, ce n'est pas un droit qui naît au profit des occupants, c'est la preuve qui devient plus difficile à établir.

Le vrai critère est ailleurs : votre logement est-il juridiquement un domicile ? Cette qualification, et non un compte à rebours, détermine la rapidité avec laquelle vous récupérez le bien.

Le risque d'occupation se traite avec les autres contrôles d'avant-achat ; notre dossier pour acheter un appartement en Espagne en toute sécurité les replace dans le déroulé complet.

  • Faux : « après 48 heures, la police ne peut plus rien faire ».
  • Vrai : une intervention immédiate facilite la constatation du flagrant délit.
  • Vrai : un logement meublé et utilisé est bien mieux protégé qu'un logement vide.
  • Vrai : un dépôt de plainte rapide conditionne l'accès au jugement pénal rapide.

Violation de domicile ou usurpation : la distinction décisive en droit espagnol

La violation de domicile (allanamiento de morada, article 202 du Code pénal) suppose que le logement soit le domicile de quelqu'un. La jurisprudence espagnole admet qu'une résidence secondaire puisse constituer un domicile dès lors qu'elle est meublée, entretenue et occupée périodiquement par son propriétaire, même si celui-ci vit en France une grande partie de l'année. L'infraction est considérée comme continue : elle se commet tant que l'occupation dure, ce qui justifie une intervention policière immédiate.

L'usurpation (article 245.2 du Code pénal) vise l'occupation paisible d'un immeuble qui n'est le domicile de personne : appartement vide depuis des années, bien saisi par une banque, programme neuf invendu, logement en indivision successorale jamais meublé. La peine est plus faible et, en pratique, l'expulsion suppose généralement une décision judiciaire.

Pour un propriétaire français non résident, toute la stratégie consiste donc à ne jamais laisser son bien basculer dans la catégorie « logement vide » : mobilier réel, fournitures actives au nom du propriétaire, passages réguliers, courrier relevé, volets non condamnés en permanence.

Les premières heures : la marche à suivre

Ce que vous faites dans les premières heures pèse davantage que tout ce que vous ferez ensuite. L'objectif est double : faire constater officiellement l'occupation et réunir la preuve que le logement était utilisé comme domicile.

Ne négociez jamais seul un « départ contre argent » sans encadrement juridique : une somme versée de la main à la main ne garantit rien, ne clôt pas la procédure et peut compliquer votre dossier.

  • Appeler la Policía Nacional (091) ou la Guardia Civil (062) et demander l'établissement d'un procès-verbal (atestado).
  • Demander expressément que l'occupation soit qualifiée d'allanamiento de morada si le logement est meublé et utilisé.
  • Rassembler les preuves d'usage : photos datées, factures d'eau et d'électricité, charges de copropriété, attestation du syndic ou du gardien.
  • Déposer plainte (denuncia) sans attendre, condition pratique d'accès à la procédure pénale rapide.
  • Prévenir le syndic (comunidad de propietarios) et votre assureur le jour même.
  • Mandater un avocat inscrit au barreau local, seul habilité à engager la procédure devant le tribunal compétent.

Les voies de recours et leurs délais réels

La voie civile express, issue de la loi 5/2018 et codifiée à l'article 250.1.4° de la loi de procédure civile, permet de demander la restitution immédiate de la possession. Le juge enjoint aux occupants de justifier d'un titre dans un délai de cinq jours ; à défaut, il peut ordonner la remise du logement sans attendre l'audience au fond. Cette procédure est réservée aux personnes physiques propriétaires ou possesseurs légitimes, aux entités sans but lucratif et aux organismes publics de logement social : une société propriétaire en est exclue.

La voie pénale a été accélérée par la loi organique 1/2025, applicable depuis le 3 avril 2025 : la violation de domicile et l'usurpation d'un logement peuvent désormais être jugées en procédure de jugement rapide (juicio rápido), à condition que la plainte soit déposée rapidement et que les occupants soient identifiés. Le juge peut également ordonner, à titre de mesure conservatoire, la remise du logement à son propriétaire avant le jugement définitif.

Aucune de ces voies ne donne de garantie de calendrier. Les délais s'allongent lorsque les occupants sont en situation de vulnérabilité reconnue : la présence de mineurs, de personnes âgées ou dépendantes impose souvent la saisine des services sociaux avant toute exécution, et certaines communautés autonomes suspendent temporairement les expulsions de ménages sans solution de relogement.

Ce qu'un propriétaire ne doit jamais faire

La tentation de la solution rapide est le principal piège. Plusieurs réflexes intuitifs sont pénalement sanctionnés en Espagne et transforment le propriétaire, victime au départ, en mis en cause.

Ces comportements ne se contentent pas d'exposer à une sanction : ils affaiblissent durablement votre dossier devant le juge civil comme devant le juge pénal, et peuvent retarder de plusieurs mois la récupération du logement.

  • Couper l'eau, l'électricité ou le gaz : qualifiable de délit de contrainte (coacciones).
  • Changer la serrure ou faire enlever les affaires en l'absence des occupants et sans décision.
  • Faire intervenir une société de « désoccupation » qui emploie la menace ou la force.
  • Pénétrer dans le logement sans être accompagné des forces de l'ordre ou d'un huissier.
  • Signer un arrangement écrit rédigé par les occupants, qui peut ressembler à une reconnaissance de bail.

Acheter un bien occupé en Espagne : le piège des ventes décotées

Les biens issus de saisies bancaires, d'adjudications judiciaires ou de portefeuilles de fonds d'investissement sont fréquemment proposés « occupés », avec une décote affichée de 30 % à 50 %. L'annonce mentionne souvent la formule ocupado, sin posesión ou se vende sin derecho a visita : elle signifie que le vendeur ne vous garantit ni l'accès au bien, ni sa libération, et que la procédure d'expulsion sera entièrement à votre charge, en durée comme en frais.

Une note simple du registre foncier ne révèle pas une occupation : elle indique le propriétaire et les charges, pas qui se trouve à l'intérieur. Seules une visite physique et une vérification auprès du syndic permettent de le savoir. Ce contrôle fait partie de la vérification préalable que nous décrivons dans le dossier consacré aux risques attachés au bien. Ce n'est pas une faiblesse de la nota simple : elle n'a simplement pas vocation à décrire l'occupation réelle du logement.

  • Visiter physiquement le logement avant de verser des arrhes, puis à nouveau dans les 24 heures précédant la signature notariée.
  • Exiger dans le contrat d'arrhes une clause de livraison libre de tout occupant et de tout meuble.
  • Conditionner le paiement du solde à la remise effective des clés le jour de l'acte.
  • Interroger le syndic sur l'occupation, les impayés de charges et les incidents signalés.
  • Demander les dernières factures de fournitures : une consommation nulle depuis des années signale un logement vide, donc exposé.
  • Si le bien est acheté occupé en connaissance de cause, faire chiffrer par écrit le coût prévisible de la procédure avant de fixer le prix.

Un régime renforcé en Catalogne pour les gros propriétaires

La Catalogne a adopté des règles spécifiques accélérant l'expulsion de squatteurs lorsque l'occupation perturbe la vie du voisinage, applicables en particulier aux propriétaires possédant un nombre important de logements sur le territoire catalan. Le seuil de détention de logements déclenchant ce régime a évolué ces dernières années et continue d'être précisé par les autorités catalanes ; il doit donc être vérifié au cas par cas avant d'en déduire une obligation ou un droit particulier.

Pour un acheteur français détenant plusieurs biens en Catalogne, notamment dans une optique locative, ce point mérite d'être vérifié avec l'avocat du dossier avant l'achat, car il peut modifier les démarches à prévoir en cas d'occupation illégale.

Location saisonnière : le voyageur qui refuse de partir

La presse espagnole a rapporté en octobre 2026 des cas de voyageurs qui réservent un logement touristique pour quelques nuits, refusent de quitter les lieux à la fin du séjour, puis réclament de l'argent pour partir. Ces récits journalistiques ne constituent pas une statistique officielle : ils illustrent un risque, ils n'en mesurent pas l'ampleur.

Juridiquement, la situation diffère d'une intrusion. Le voyageur est entré avec l'accord du propriétaire, et un logement exclusivement loué à des touristes, où le propriétaire ne séjourne jamais, risque de ne pas être reconnu comme son domicile. Il faut donc faire qualifier précisément les faits dès la plainte : maintien sans droit à l'issue du séjour, et le cas échéant demande d'argent sous menace. La qualification retenue conditionne la voie de recours, et c'est l'avocat qui la soutient devant la police et le juge. Ce risque s'ajoute aux obligations propres à toute licence touristique, qu'il faut respecter même en cas de litige avec un voyageur.

Les règles de la section précédente s'appliquent intégralement : ne coupez ni l'eau ni l'électricité, ne changez pas la serrure et ne versez rien sans encadrement juridique. Le contrat de séjour, la confirmation de réservation avec ses dates, l'identité enregistrée du voyageur et les échanges de messages sont vos meilleures preuves.

  • Vérifier l'identité de chaque voyageur et transmettre ses données comme l'impose le Real Decreto 933/2021.
  • Conserver la réservation, les dates convenues et tous les messages échangés via la plateforme.
  • Prévoir dans les conditions du séjour une heure de départ et une remise des clés précises.
  • Prévenir immédiatement la plateforme, la police et votre avocat dès le dépassement de la date de départ.

Protéger une résidence secondaire quand on vit en France

Un logement fermé neuf mois par an est la cible privilégiée. La prévention consiste à rendre l'occupation difficile, mais surtout à garantir qu'une intrusion soit détectée et signalée dans l'heure, seule façon de rester dans le cadre du flagrant délit.

Aucune de ces mesures ne supprime le risque. Ensemble, elles réduisent fortement la probabilité d'une occupation prolongée et, surtout, elles constituent le faisceau de preuves qui permettra de qualifier votre bien de domicile devant la police et le juge.

  • Alarme reliée à une centrale de télésurveillance agréée, avec vérification vidéo et alerte immédiate aux forces de l'ordre.
  • Porte blindée avec cylindre anti-crochetage ; éviter les portes vitrées de terrasse accessibles depuis la rue.
  • Mandat à un voisin, un gestionnaire ou une conciergerie pour un passage régulier et la relève du courrier.
  • Fournitures d'eau et d'électricité maintenues actives au nom du propriétaire, avec une consommation non nulle.
  • Mobilier et effets personnels conservés sur place, qui attestent de l'usage du logement comme domicile.
  • Assurance habitation avec garantie protection juridique et, si elle existe, garantie occupation illégale : vérifier les plafonds, les délais de carence et l'obligation de dépôt de plainte.
  • Coordonnées d'un avocat local déjà identifié, pour ne pas perdre les premières heures à en chercher un.

Le rôle de l'avocat en Espagne, avant comme après

En amont d'un achat, l'avocat vérifie que le bien est libre, contrôle le registre foncier, interroge le syndic et rédige les clauses qui font dépendre le paiement de la remise des clés. C'est la même vigilance que celle exercée sur les dettes et les irrégularités urbanistiques attachées au logement. Les honoraires de l'avocat pour ces vérifications font l'objet d'une proposition écrite avant toute intervention.

En cas d'occupation, il choisit la voie la plus rapide au regard des faits, dépose plainte, demande les mesures conservatoires et suit l'exécution avec le tribunal. Nos avocats référents interviennent selon la région : Maître Galepides en Andalousie, Maître Segarra pour Alicante et Valence, avec l'appui de Maître Aria, et Maître García en Catalogne. Les bureaux reçoivent uniquement sur rendez-vous, et l'essentiel du dossier se traite à distance, en français.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un okupa en Espagne ?

C'est le terme espagnol désignant une personne qui occupe un logement sans titre ni accord du propriétaire. Juridiquement, l'occupation est qualifiée soit de violation de domicile, soit d'usurpation, selon l'usage du logement.

Existe-t-il une loi anti-okupas en Espagne ?

Il n'existe pas une loi unique : les articles 202 et 245 du Code pénal, la loi 5/2018 (procédure civile express) et la loi organique 1/2025 (jugement rapide) forment ensemble le cadre anti-squat.

La règle des 48 heures pour expulser des okupas existe-t-elle ?

Non. Aucun texte espagnol ne confère de droits aux occupants au bout de 48 heures. Ce délai est une croyance : ce qui compte est la qualification des faits et la rapidité du signalement, qui facilite la constatation du flagrant délit.

Ma résidence secondaire est-elle considérée comme un domicile en Espagne ?

Elle peut l'être si elle est meublée, entretenue et occupée périodiquement, même par un propriétaire vivant en France. Dans ce cas, l'occupation relève de la violation de domicile et la police peut intervenir sans décision de justice.

Qu'a changé la loi organique 1/2025 contre les squats ?

Depuis le 3 avril 2025, la violation de domicile et l'usurpation d'un logement peuvent être jugées en procédure pénale rapide, ce qui raccourcit les délais lorsque la plainte est déposée vite et les auteurs identifiés.

Une société propriétaire peut-elle utiliser la procédure express de 2018 ?

Non : elle est réservée aux personnes physiques propriétaires ou possesseurs légitimes, aux entités sans but lucratif et aux organismes publics de logement social.

Puis-je couper l'eau et l'électricité pour faire partir des occupants ?

Non. Cette pratique est susceptible d'être qualifiée de délit de contrainte (coacciones) et affaiblit votre dossier devant le juge. Toute mesure doit passer par la police ou une décision judiciaire.

Que signifie une annonce « vivienda ocupada, sin derecho a visita » ?

Que le bien est vendu occupé, sans visite possible et sans garantie de libération. La décote compense un risque intégral : durée, frais de procédure, remise en état et charges impayées restent à la charge de l'acheteur.

Une note simple permet-elle de savoir si un logement est occupé ?

Non. Elle renseigne sur le propriétaire et les charges inscrites, pas sur la présence de personnes dans le logement. Seules la visite et la vérification auprès du syndic le révèlent.

Que se passe-t-il si les occupants sont une famille vulnérable ?

L'exécution peut être suspendue le temps que les services sociaux proposent une solution de relogement. Les délais s'allongent alors sensiblement, sans que cela remette en cause votre droit de propriété.

Qui paie les charges de copropriété pendant l'occupation ?

Le propriétaire reste redevable des charges et de la taxe foncière locale. C'est l'une des raisons pour lesquelles une action rapide est financièrement déterminante.

Une assurance peut-elle couvrir l'occupation illégale ?

Certaines polices habitation proposent une garantie de protection juridique ou une garantie occupation illégale. Vérifiez les plafonds, les délais de carence et l'obligation de déposer plainte sous un nombre de jours précis.

Les règles sont-elles les mêmes pour un propriétaire possédant plusieurs logements en Catalogne ?

Non : un régime renforcé existe pour les détenteurs d'un nombre important de logements, avec un seuil et des modalités qui évoluent ; à vérifier au cas par cas avant un achat.

Sources officielles utilisées

Les règles et montants cités renvoient aux sources officielles ci-dessous, à consulter pour l'état du droit en vigueur. Dernière mise à jour : 29 octobre 2026.

Pour aller plus loin

Les guides qui prolongent cette page, selon l'étape de votre projet.

  • Les pièges juridiques de l'achat espagnolDans le prolongement de « Okupas et squat », cette page permet de repérer les risques qui doivent être levés avant tout versement.
  • Avocat de l'acheteurPour définir les contrôles juridiques à confier à un professionnel indépendant, prolongez ici votre lecture de « Okupas et squat ».
  • Autres risques attachés au bienDans le prolongement de « Okupas et squat », cette page permet de repérer les risques qui doivent être levés avant tout versement.

Une question sur votre projet ?

Nos avocats francophones répondent par téléphone et établissent une proposition d'honoraires au forfait, sans engagement.

Informations générales. Textes vérifiés sur le BOE le 29 octobre 2026. Procédures et délais variables selon la juridiction et la situation des occupants ; informations générales à vérifier pour chaque cas.