Impôt en Espagne : quels impôts pour un Français ?
L’impôt en Espagne dépend de votre résidence fiscale, de la nature de vos revenus et, pour certaines taxes, de la région ou de la commune. Un résident relève généralement de l’IRPF sur ses revenus mondiaux ; un non-résident, de l’IRNR sur ses revenus espagnols. À ces impôts sur le revenu s’ajoutent ceux de l’achat, de la propriété et de la transmission. Voici comment repérer les obligations de votre situation avant de demander un calcul personnalisé.

Les réponses en une phrase
- Quels sont les principaux impôts en Espagne pour un Français ?
- Selon votre situation : IRPF pour les résidents, IRNR pour les non-résidents, ITP ou IVA et AJD à l’achat, IBI pendant la détention et impôts de revente ou de transmission. Ils ne se remplacent pas.
- Quel impôt sur le revenu paie-t-on en Espagne ?
- L’IRPF concerne généralement les résidents fiscaux, avec des barèmes progressifs et une part régionale. L’IRNR concerne les revenus espagnols des non-résidents : résidence et nature du revenu précèdent le choix du taux.
- Acheter en Espagne rend-il résident fiscal ?
- Non. Il faut examiner notamment la présence de plus de 183 jours dans l’année civile, le centre des intérêts économiques et la présomption familiale légale. Une double résidence se résout selon la convention applicable.
- L’impôt payé en Espagne dispense-t-il de déclarer en France ?
- Non. La convention franco-espagnole répartit le droit d’imposer et organise les mécanismes d’élimination de la double imposition. Les obligations déclaratives se vérifient séparément dans chaque pays.
Les impôts espagnols selon votre situation
La bonne question n’est pas seulement « combien d’impôt vais-je payer ? », mais « quel impôt correspond à cette opération ? ». Un achat, un loyer et une vente ne se déclarent pas de la même manière. De même, un propriétaire vivant en France ne relève pas automatiquement des règles d’un voisin résident en Espagne. Commencez par décrire votre résidence fiscale, votre mode de détention et l’usage du logement ; vous pourrez ensuite identifier l’administration compétente et les pièces utiles.
Le tableau présente les situations ordinaires d’une personne physique qui détient directement un logement. Une société, un usufruit, une activité avec établissement permanent ou un régime fiscal spécial peut modifier cette lecture. Il ne donne donc ni un forfait annuel ni un montant garanti. Les charges de copropriété, assurances et honoraires sont également à budgéter, mais ce ne sont pas tous des impôts.
| Situation | Impôts à examiner | Distinction essentielle |
|---|---|---|
| Acheter un logement | ITP ou IVA et AJD | Revente et première livraison fiscale ne suivent pas le même régime |
| Posséder en vivant en France | IBI et IRNR éventuel | L’impôt municipal ne remplace pas l’impôt sur le revenu |
| Louer sans être résident espagnol | IRNR sur les loyers | Charges admises sous conditions, selon la résidence fiscale |
| Devenir résident espagnol | IRPF et obligations patrimoniales éventuelles | Revenus mondiaux et convention à examiner |
| Revendre | Impôt sur le gain et plusvalía municipale éventuelle | La retenue du non-résident est un acompte |
| Recevoir ou donner un bien | Impôt sur les successions ou donations | Droit civil et fiscalité sont deux analyses distinctes |
Préparer son dossier fiscal dans le bon ordre
Pour préparer votre échange avec un professionnel, suivez ce parcours avant de chercher un taux sur internet. Il permet de regrouper les informations qui expliquent réellement votre situation. Ne remplacez pas une pièce manquante par une estimation présentée comme certaine : un calcul préparatoire doit indiquer ce qui est confirmé, ce qui reste à vérifier et à quelle opération chaque montant se rapporte.
- Situation personnelleÉtablir votre résidence fiscale
Présence, famille, activité et convention applicable.
- LogementIdentifier le bien et ses valeurs
Acte, quote-part, cadastre et usage réel du logement.
- OpérationSéparer achat, revenus et vente
Chaque fait générateur appelle son propre examen.
- Deux paysVérifier les déclarations françaises
Paiement espagnol et obligations françaises restent distincts.
- MandatFaire confirmer calculs et échéances
Mission écrite, pièces justificatives et preuves de dépôt.
Résidence fiscale : le préalable à tout impôt en Espagne
La nationalité française ne détermine pas, à elle seule, votre impôt espagnol. Selon la loi de l’IRPF, la résidence fiscale s’apprécie notamment au regard d’une présence de plus de 183 jours dans l’année civile ou du noyau principal des activités ou intérêts économiques en Espagne. Les absences sporadiques peuvent intervenir dans le décompte selon les règles légales. Il existe aussi une présomption réfragable lorsque le conjoint non séparé et les enfants mineurs dépendants résident habituellement en Espagne.
Il est donc trompeur de résumer le statut à « moins de six mois, aucun problème ». Une activité, une famille ou des intérêts économiques demandent parfois une analyse même lorsque les voyages sont faciles à compter. À l’inverse, acheter un appartement ou obtenir un NIE ne suffit pas à établir la résidence fiscale. Le certificat d’enregistrement d’un citoyen de l’Union et l’inscription municipale concernent des démarches administratives ; ils ne remplacent pas cette qualification fiscale.
Si la France et l’Espagne vous considèrent toutes deux comme résident selon leur droit interne, la convention examine successivement le foyer permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel puis les critères suivants qu’elle prévoit. Il ne suffit pas de choisir le pays dont le taux semble plus avantageux. Pour traiter des séjours partagés ou d’une famille restée en France, consultez notre analyse des critères de résidence fiscale entre la France et l’Espagne.
Impôt sur le revenu en Espagne : IRPF ou IRNR ?
Pour une personne physique relevant du régime ordinaire, l’IRPF est l’impôt sur le revenu des résidents fiscaux espagnols. Son champ porte sur les revenus mondiaux, sous réserve notamment des dispositions conventionnelles et des exonérations applicables. Salaire, pension, loyers et revenus financiers ne se traitent pas nécessairement dans la même base. Présenter une seule ligne « taux de l’impôt en Espagne » masque ces différences et ne permet pas d’estimer sérieusement le revenu disponible d’un foyer.
La base générale de l’IRPF suit une échelle progressive de l’État et une échelle de la communauté autonome. La base de l’épargne possède un traitement distinct. Le taux marginal d’une tranche n’est pas le taux appliqué à tout le revenu : un changement de tranche ne signifie pas que la totalité du salaire est taxée au taux supérieur. Pour les bases, les déductions et la déclaration, notre dossier sur l’IRPF et le calcul de l’impôt sur le revenu des résidents approfondit cette question.
L’IRNR concerne, quant à lui, les revenus de source espagnole d’un non-résident. Le propriétaire français vivant fiscalement en France peut ainsi relever de l’IRNR pour son logement espagnol sans devenir contribuable IRPF. Le régime peut différer selon l’existence d’un établissement permanent et la nature du revenu. Ici, nous séparons les situations ; les formulaires, bases et justifications sont étudiés dans les guides spécialisés afin de ne pas appliquer les règles d’un résident à un propriétaire de passage.
À l’achat : ITP, IVA et AJD ne sont pas l’impôt annuel
L’acquisition d’un logement entraîne une fiscalité propre, distincte de celle de vos revenus. Une revente de logement relève généralement de l’ITP ; une première livraison soumise à IVA peut également supporter l’AJD de l’acte. L’âge du bâtiment ou le mot « neuf » dans une annonce ne permet pas, seul, de qualifier l’opération. La qualité du vendeur, les utilisations antérieures et les éventuelles exceptions doivent être examinées avant de fixer le budget.
Les taux et avantages de l’ITP ou de l’AJD ne sont pas uniformes dans tout le pays. La communauté autonome, la date de l’opération, les caractéristiques du logement et les conditions personnelles peuvent intervenir. Un taux réduit annoncé pour une résidence habituelle ne doit pas être appliqué automatiquement à un pied-à-terre. Demandez sur quelle règle repose le calcul et quels justificatifs permettent de bénéficier de l’avantage invoqué.
Pour préparer la trésorerie de la signature, notre guide des frais et taxes d’un achat immobilier espagnol sépare les impôts des prestations professionnelles. Si votre opération relève d’une revente, le dossier consacré à l’impôt de mutation et aux règles régionales de l’ITP détaille son assiette. Une provision versée pour les formalités n’est pas un solde définitif : conservez les déclarations, les justificatifs de règlement et le décompte des sommes utilisées.
Prix, valeur cadastrale et valeur de référence : trois repères différents
Le prix négocié, la valeur cadastrale et la valeur de référence fiscale ne sont pas interchangeables. Le premier figure dans votre opération ; la deuxième intervient notamment dans les impôts immobiliers annuels ; la troisième peut déterminer l’assiette d’impôts tels que l’ITP ou les successions et donations. Utiliser la valeur de référence comme base automatique de tous les impôts, y compris de la plus-value sur le revenu, conduirait à une lecture erronée.
Pour les impôts concernés, il faut comparer la valeur de référence, la valeur déclarée et, selon le régime, le prix. L’absence de valeur de référence ne signifie pas que l’administration renonce à vérifier la valeur. Le dossier sur la valeur de référence du Cadastre et son rôle fiscal explique cette distinction et les voies à examiner lorsque la référence ne correspond pas à la situation réelle du logement.
Gardez ensemble l’acte, les références du bien, les documents cadastraux et les éventuels justificatifs techniques. Une divergence de surface ou d’usage ne se résout pas simplement en choisissant le chiffre le plus bas. Avant d’accepter un budget, faites préciser la valeur retenue pour chaque impôt. Cette méthode évite aussi de confondre une statistique immobilière au mètre carré avec une base fiscale attachée à votre appartement.
Propriétaire résident en France : les impôts de la détention
L’IBI est l’impôt local sur les biens immobiliers. Il reste distinct de l’IRNR : payer l’avis de la mairie ne signifie pas que l’imposition espagnole du logement est réglée. Le calendrier et les éventuelles bonifications dépendent de la commune ou de l’organisme chargé du recouvrement. Le guide de la taxe foncière IBI et de son paiement vous aide à lire l’avis et à identifier le bon interlocuteur.
Un logement urbain laissé à votre disposition peut générer un revenu immobilier imputé, même sans loyer encaissé. Ce n’est pas un loyer fictivement facturé à un locataire, mais une base fiscale définie par la loi. Le calcul dépend notamment de la valeur cadastrale, des règles applicables à l’exercice, des droits détenus et des périodes concernées. Ne déduisez pas simplement les jours où vous n’étiez pas en Espagne : un appartement resté disponible ne cesse pas d’être à votre disposition parce que vous voyagez.
Pour un résident fiscal français, le taux ordinaire applicable à ces revenus immobiliers à l’IRNR est de 19 %. C’est la résidence fiscale, non le passeport français, qui permet d’identifier ce régime. Les loyers et le revenu imputé n’ont pas la même base, et les charges ne se déduisent pas du revenu imputé. Notre guide de l’imposition des non-résidents propriétaires en Espagne développe ces distinctions ; celui des impôts d’une résidence secondaire espagnole les replace dans le budget de détention.
Loyers espagnols : raisonner sur les revenus et les justificatifs
Si vous louez votre logement en restant résident fiscal en France, les revenus immobiliers espagnols entrent normalement dans le champ de l’IRNR. Le régime des résidents éligibles de l’Union européenne admet certaines dépenses justifiées, directement et indissociablement liées aux revenus espagnols. Cela n’autorise pas à déduire sans examen toutes les dépenses du compte bancaire : réparations, améliorations, financement et amortissement répondent à des règles différentes.
Le taux général de 24 % pour les autres contribuables ne doit pas être décrit comme un taux sur des loyers nets librement calculés. La règle interne générale part alors du revenu brut, sous réserve de la situation et des recours individuels éventuels. Inversement, la possibilité de charges pour un résident français ne dispense pas de réunir les factures et d’expliquer leur lien avec le revenu. Une estimation de rendement net doit exposer ses hypothèses au lieu de présenter une réduction fiscale comme acquise.
Une location partielle appelle une séparation entre les revenus locatifs et les périodes de disponibilité du logement. Le calendrier ne se déduit pas seulement du rythme des paiements du locataire : exercice, regroupement et résultat de la déclaration comptent également. Pour la procédure, les échéances et les exemples, utilisez le guide du Modelo 210 et des déclarations immobilières du non-résident. Le paiement des impôts ne constitue pas, par ailleurs, une autorisation de louer : la vérification des règles de location touristique reste un dossier distinct.
France–Espagne : éviter la double imposition sans oublier de déclarer
La convention fiscale franco-espagnole organise la répartition des droits d’imposer et les mécanismes d’élimination de la double imposition. Elle ne rend pas tous les revenus espagnols exonérés et ne prévoit pas un remboursement automatique de chaque euro payé en Espagne. Pour un bien immobilier, l’État où il est situé dispose d’un droit d’imposition ; l’État de résidence applique ensuite les dispositions conventionnelles correspondant à la nature du revenu.
Un résident fiscal français doit donc examiner ses obligations françaises même s’il a déjà payé l’impôt espagnol. Les loyers étrangers sont à déclarer selon les formulaires et modalités français applicables. Pour les comptes détenus à l’étranger, une obligation distincte peut également exister. Ne transposez pas le revenu imputé espagnol comme s’il s’agissait nécessairement d’un loyer effectivement perçu en France : le traitement français doit être confirmé selon les règles françaises et la convention.
Les pensions, les rémunérations publiques, les salaires et les plus-values ne doivent pas être regroupés sous une règle unique. L’affiliation sociale peut encore soulever des questions séparées. Pour examiner le mécanisme correspondant à vos revenus, consultez notre dossier sur la convention fiscale et la double imposition France–Espagne, puis faites valider les déclarations par les professionnels compétents dans chaque pays. Conservez les justificatifs espagnols pour permettre ce rapprochement.
Patrimoine et biens à l’étranger : ne pas confondre impôt et information
L’impôt espagnol sur le patrimoine demande un examen distinct de l’impôt sur le revenu. Pour un résident, le patrimoine mondial peut être concerné ; pour un non-résident, les actifs rattachés à l’Espagne doivent être examinés selon le champ légal. Les dettes admises, les exemptions, les règles régionales et les éventuelles obligations de déclaration modifient le résultat. Acheter un logement ne permet donc pas de conclure, à lui seul, qu’un impôt patrimonial est dû ou qu’aucune déclaration ne sera nécessaire.
L’impôt de solidarité sur les grandes fortunes doit aussi être vérifié pour les patrimoines concernés. Une bonification régionale du premier impôt ne justifie pas une promesse générale « aucun impôt sur la fortune en Espagne ». Avant une installation, dressez un inventaire des biens, dettes et droits détenus, en précisant les titulaires et les pays. Un compte joint ou une participation dans une société ne se résume pas toujours au montant figurant sur un relevé bancaire.
Le Modelo 720 est, lui, une déclaration informative de certaines catégories de biens et droits situés hors d’Espagne pour les personnes entrant dans son champ. Il ne constitue ni un impôt autonome ni une déclaration universelle du logement espagnol d’un résident français. Les seuils, les exceptions et les règles de renouvellement doivent être vérifiés catégorie par catégorie. Cette distinction est particulièrement utile avant de partir vivre en Espagne en conservant des biens en France.
À la revente : gain imposable, retenue et plusvalía municipale
La vente d’un bien peut déclencher un impôt sur le gain réalisé, dont le régime dépend notamment de votre résidence fiscale. Le prix de vente n’est pas le gain imposable : les valeurs d’acquisition et de transmission, les frais admis, les améliorations justifiées et les règles d’amortissement éventuelles doivent être examinés. Le dossier sur le calcul de la plus-value immobilière en Espagne explique les pièces à conserver et les distinctions nécessaires.
Lorsque le vendeur est non-résident sans établissement permanent, l’acheteur doit généralement retenir 3 % de la contrepartie convenue et les verser au titre de l’acompte sur l’impôt du vendeur. Ce n’est pas un impôt supplémentaire de l’acheteur à ajouter au prix ni le calcul définitif de la plus-value. Le vendeur régularise ensuite sa situation. Notre guide de la retenue fiscale du vendeur non-résident détaille son imputation et le remboursement éventuel.
La plusvalía municipale concerne l’augmentation de valeur des terrains urbains dans les situations prévues par la loi. Elle reste séparée de l’impôt sur le revenu et n’est pas automatiquement due pour chaque vente. L’absence d’augmentation et les modes de détermination de la base demandent un examen des preuves et des règles locales. Évitez donc un décompte qui regroupe tout sous le seul mot « plus-value » : identifiez l’administration, la base et le justificatif attendu pour chaque montant.
Succession et donation : une fiscalité distincte du droit d’hériter
Recevoir un logement par succession ou donation ne suit pas simplement la fiscalité d’un achat. L’impôt sur les successions et donations possède ses propres règles, avec des différences régionales et des conditions liées notamment au lien familial et aux rattachements du dossier. Le calcul doit être préparé avant une transmission envisagée, en identifiant les bénéficiaires, les droits transmis et les valeurs retenues.
La loi civile qui détermine qui hérite ne se confond pas avec la règle fiscale qui détermine qui paie et où déclarer. Un choix de loi dans un testament ne supprime pas automatiquement l’impôt espagnol. Pour les documents et la coordination des intervenants, notre guide d’une succession comprenant un bien situé en Espagne conserve cette analyse spécialisée, tandis que la présente page situe cette transmission parmi les autres événements de votre vie de propriétaire.
Faire examiner sa fiscalité espagnole : les pièces et la mission
Préparez un dossier lisible : pays de résidence envisagé ou confirmé, dates de présence, activité et situation familiale, acte du logement, quote-part de propriété, avis d’IBI, contrats de location, relevés et factures utiles. Ajoutez les déclarations déjà déposées et les éventuels courriers de l’administration. En cas d’oubli, signalez les exercices concernés plutôt que de demander seulement le paiement de l’année courante. Le professionnel pourra distinguer la situation actuelle de la régularisation du passé.
Dans le réseau d’avocats francophones Espagne Support, Maître Huertas suit les questions de fiscalité espagnole pour les différentes régions. Il travaille en espagnol ; les interlocuteurs francophones assurent la traduction des échanges. Son profil d’avocat chargé des dossiers fiscaux présente son intervention. Le secrétariat recueille les informations, puis le professionnel compétent précise la mission et les honoraires par écrit. Cette orientation ne signifie pas qu’il a relu les ajouts éditoriaux de cette page.
Faites préciser ce qui est inclus : analyse de résidence, calcul, dépôt, paiement, suivi des notifications ou réponse à une demande de l’administration. La mission espagnole ne couvre pas automatiquement vos déclarations françaises. Demandez la remise des calculs et des preuves de dépôt et de règlement. Un tableau d’échéances documenté est plus utile qu’une formule « nous nous occupons de tout » qui ne dit ni quels exercices sont traités ni quelles pièces restent attendues.
Ce dossier a été enrichi à partir des sources officielles citées ci-dessous. Il fournit une orientation générale et non une consultation fiscale personnalisée. Les pages spécialisées gardent le détail des calculs et des démarches ; la région, l’exercice et les caractéristiques de l’opération restent à confirmer avant de déposer une déclaration. La date de mise à jour éditoriale ne constitue pas une attestation de relecture par un avocat.
Questions fréquentes
Existe-t-il un taux unique d’impôt en Espagne ?
Non. IRPF, IRNR, impôts d’acquisition et taxes locales possèdent des bases différentes. L’IRPF ordinaire combine notamment une échelle nationale et une échelle régionale pour la base générale.
Paie-t-on des impôts espagnols avec un logement non loué ?
Un logement urbain à disposition peut générer un revenu imputé à l’IRNR pour un propriétaire non-résident. L’IBI municipal est un autre impôt. Usage, période et droits détenus doivent être vérifiés.
Le Modelo 720 concerne-t-il mon appartement en Espagne si je vis en France ?
Ce formulaire vise certaines catégories de biens et droits situés hors d’Espagne pour les personnes entrant dans son champ. Ce n’est pas la déclaration universelle d’un appartement espagnol détenu par un résident français.
Un taux marginal IRPF s’applique-t-il à tout mon salaire ?
Non. Le barème est progressif ; les différentes fractions de la base sont taxées selon les tranches applicables. Le taux marginal ne se confond pas avec le taux moyen de votre imposition.
La retenue de la vente est-elle l’impôt définitif du non-résident ?
Non. La retenue de 3 % sur la contrepartie convenue constitue généralement un acompte. La déclaration du vendeur détermine ensuite le solde ou le remboursement éventuel.
Peut-on choisir sa résidence fiscale selon les taux ?
Non. La résidence découle des critères légaux et, lorsqu’il existe un conflit, des dispositions conventionnelles. Un NIE ou un changement d’adresse bancaire ne permet pas de choisir librement le régime.
Pour aller plus loin
- Payer un impôt espagnol depuis la France — Après identification de l’impôt dû, ce guide examine les modalités de paiement et les justificatifs à conserver.
- Définir la mission juridique adaptée à votre projet — Pour séparer la consultation fiscale des contrôles immobiliers et préciser par écrit les prestations confiées au réseau.
Sources officielles utilisées
Les règles et montants cités renvoient aux sources officielles ci-dessous, à consulter pour l'état du droit en vigueur. Dernière mise à jour : 29 octobre 2026.
- AEAT — résidence et contribuables— IRPF des résidents, IRNR des non-résidents et période fiscale
- BOE — loi IRPF, article 9— présence, intérêts économiques et présomption familiale
- AEAT — barèmes IRPF 2025— barèmes de la base générale : État et communauté autonome, manuel disponible pour 2025
- AEAT — taux IRNR— 19 % et 24 % selon la résidence fiscale et la nature du revenu
- AEAT — logement à disposition— revenu imputé, base et périodes concernées
- AEAT — revenus locatifs— loyers et dépenses admises sous conditions
- BOE — ITP et AJD— qualification des opérations et assiette des droits
- BOE — loi IVA— livraisons immobilières et exonérations
- BOE — finances locales— IBI et impôt sur l’augmentation de valeur des terrains urbains
- AEAT — Modelo 211— retenue de 3 % du vendeur non-résident comme paiement à compte
- BOE — convention France–Espagne— résidence, revenus immobiliers et élimination de la double imposition
- Impots.gouv.fr — revenus étrangers— obligations françaises et recours à la convention applicable
- AEAT — patrimoine des non-résidents— champ patrimonial et nécessité de vérifier les règles applicables
- AEAT — Modelo 720— déclaration informative des biens à l’étranger ; FAQ disponibles datées notamment de février 2025
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